Thérapeute ou coach : faut-il vraiment être sur Instagram pour remplir son agenda ?

« Il faut que je sois sur Instagram. » C’est souvent la première phrase que j’entends quand un thérapeute ou un coach me contacte. Souvent avec une pointe de culpabilité. La vraie question n’est pas d’y être, mais de savoir ce qu’Instagram peut réellement faire pour remplir votre agenda, et ce qu’il ne fera jamais.

Le constat

Comment vos patients vous trouvent vraiment

Dans les métiers de l’accompagnement (sophrologie, naturopathie, psychothérapie, coaching), la plupart des premiers rendez-vous viennent de trois sources : le bouche-à-oreille, une recherche Google (« sophrologue Vannes », « thérapeute anxiété près de chez moi ») et, de plus en plus, une recommandation d’un assistant IA. Instagram joue un autre rôle : il rassure ceux qui vous ont déjà repéré.

Google et IATrouver

Le patient cherche une solution à un problème précis, près de chez lui. C’est là que naît la demande.

Site et InstagramRassurer

Il vérifie qui vous êtes, comment vous travaillez, si votre ton lui parle.

Prise de RDVDécider

Il réserve si c’est simple : un bouton, un agenda en ligne, un numéro cliquable.

Ce qu’Instagram fait bien

Instagram rassure, il ne remplit pas seul

Un compte Instagram soigné montre votre visage, votre voix, votre manière d’expliquer. Pour un métier de confiance, c’est précieux : une personne qui hésite à prendre rendez-vous se décide plus facilement après avoir vu trois vidéos où vous parlez simplement de ce que vous faites.

En revanche, un compte seul, sans site à jour ni fiche Google, remplit rarement un agenda. Les gens qui vous découvrent par hasard sur Instagram sont souvent loin de chez vous, ou pas encore prêts à consulter.

La bonne question n’est donc pas « Instagram ou pas ? », mais « est-ce que la personne qui me cherche sur Google trouve ensuite assez d’éléments pour me faire confiance ? ». Instagram est l’un de ces éléments, pas le seul.

La méthode

Ce qui remplit vraiment un agenda de thérapeute

  1. Une fiche Google complèteBonnes catégories, description qui nomme vos spécialités, horaires, photos du cabinet, avis. C’est souvent le premier contact. J’en détaille les réglages dans ma page sur le référencement local.
  2. Un site qui répond aux questions qu’on n’ose pas poserComment se passe une première séance, combien elle coûte, combien de séances en moyenne, est-ce remboursé. Ces réponses lèvent les freins et sont exactement ce que Google et les IA reprennent.
  3. Une prise de rendez-vous en un clicUn bouton visible sur chaque page, un agenda en ligne, un numéro cliquable sur mobile. Chaque étape en plus fait perdre des patients.
  4. Instagram, en régularité plutôt qu’en volumeUne à deux publications utiles par semaine : une explication, une réponse à une question fréquente, une vidéo où l’on vous voit. C’est assez pour rassurer.
  5. Une newsletter pour les patients actuelsPour rester présent entre deux séances et favoriser le bouche-à-oreille, qui reste la première source de nouveaux patients.
À éviter

Les erreurs qui coûtent des rendez-vous

  • Publier des citations inspirantes sans jamais expliquer ce que vous faites concrètement.
  • Un lien en bio qui renvoie vers une page d’accueil générique au lieu de la prise de rendez-vous.
  • Des promesses de résultats sur la santé. Elles abîment la confiance et peuvent poser un problème déontologique.
  • Courir après les abonnés. Mille abonnés à l’autre bout de la France ne remplissent pas un cabinet à Vannes.
Un cas concret

Ce que ça donne sur le terrain

La Tête Libre, cabinet de thérapie : d’une poignée de rendez-vous à une vingtaine par semaine, en un an.

Le travail a porté sur l’ensemble du dispositif, pas sur un seul réseau : articles de blog qui répondent aux questions des patients, newsletter, réseaux sociaux réguliers et refonte du site. C’est la combinaison qui fait le résultat. Voir mon accompagnement des praticiens du bien-être.

FAQ

Questions fréquentes

Combien de publications par semaine pour un thérapeute ?

Une à deux publications utiles par semaine suffisent largement si elles sont régulières. Mieux vaut un rythme tenable sur un an qu’une semaine intense suivie de trois mois de silence.

Faut-il montrer son visage ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est ce qui crée le plus vite la confiance dans les métiers de l’accompagnement. Une vidéo courte où vous expliquez votre approche vaut souvent mieux que dix citations illustrées.

Instagram ou Facebook ?

Ça dépend de votre patientèle. Les personnes de plus de 45 ans restent très présentes sur Facebook ; les plus jeunes sur Instagram. Regardez d’abord où vos patients actuels vous ont trouvé.

Et si je n’ai pas le temps ?

Commencez par la fiche Google et le site : ce sont eux qui transforment une recherche en rendez-vous. Les réseaux viennent ensuite, et peuvent être délégués.

Vous voulez savoir par où commencer ?

En 20 minutes, je regarde avec vous votre fiche Google, votre site et vos réseaux, et je vous dis ce qui vaut vraiment le coup.

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